Réflexions

Insuffler de l’émotion, pour un design vivant

Il y a quelque chose que je trouve impossible dans mon métier : travailler sans émotion.

Vraiment, c’est quelque chose qui me turlupine.

Cet article sort un peu de l’ordinaire et de ce que j’ai prévu d’écrire ici, mais il est important de le publier ici pour deux raisons :
– Il indique clairement ma position quant au design et à ma manière de travailler, il fait donc office d’un début de manifeste.
– Je dis à tout le monde que raconter son histoire est important pour faire grandir et évoluer son entreprise, mais je reste assez pudique sur la mienne, il me faut donc remédier à ce défaut dès aujourd’hui.

Honnêtement, une question a traversé mes études et continue de me traverser 6 ans après : peut-on créer sans insuffler d’émotions ?

La vie pour moi, tourne autour de celles-ci. Ce qui n’a pas toujours été simple, dans un monde qui ne valorise pas l’émotivité et qui cherche à nous en couper. Or, à mon sens, elles sont le moteur de nos vies, elles nous font exister, nous mettent en mouvement.

En rangeant mon disque dur l’autre jour (ménage de printemps), je suis retombée sur certains travaux d’études. Ce qui a donné lieu à un bel instant de mélancolie, car c’est une période que j’ai adorée. Mais le point principal est que je me suis rendu compte à quel point le sujet des émotions était présent dans mon travail depuis le départ.

Et j’ai eu une prise de conscience – et je pense qu’au-delà de l’aspect social & responsable, c’est un point qui m’a menée vers la vie de freelance sans que je n’en ai conscience. Pendant mes presque 4 ans en entreprise, j’ai dû me conformer et suivre des règles, souvent inutiles, parfois bêtes, avec lesquelles j’étais rarement en accord. En fait ces années de création au sein d’une entreprise, ont été plutôt anesthésiées de toute passion. Créer ce qu’il faut pour que le client prenne le modèle, faire ce que l’on sait qu’il va plaire au client et ne pas aller chercher plus loin.

C’est plutôt cynique non ? Pas étonnant que les designers aient du mal à trouver leur place au sein d’entreprise, c’est plutôt bridant.

Et c’est exactement ce qu’au départ, je voulais éviter, mais rendons nous à l’évidence, ça m’a plu de travailler dans cette entreprise, mais c’est loin de m’avoir passionné. Cela dit, c’était une expérience enrichissante, qui m’a fait grandir et c’est un milieu dans lequel j’ai appris beaucoup et je ne regrette pas du tout.

Seulement, voilà, l’idéaliste en moi rêve d’un monde où les émotions sont valorisées, car c’est ce qui nous sort de la torpeur métro-boulot-dodo. Ce qui nous sort de l’ordinaire. C’est ce qui a un réel impact sur nous, car ça nous traverse et nous trouble.

Qui voudrait d’un monde d’une totale inertie ?

Je pense que cela fait partie de notre rôle en tant que designer, de travailler sur la forme d’un objet ou d’une identité visuelle, pour que l’on puisse en dégager de l’émotion. Que ce qui fait la force d’un “bon design”, c’est sa capacité à révéler ce qu’il peut y avoir derrière une marque, une entreprise ou un produit.

Le design, c’est donner lieu à des relations, des rencontres, des émotions.

C’est vivant. Et c’est ça, la vraie magie.

Si tu te reconnais dans tout cela et que toi aussi, il te tient particulièrement à cœur de créer de l’émotion, je peux t’accompagner et t’aider à diffuser ta magie grâce à une identité de marque forte. Alors, n’hésite pas à m’envoyer un hibou !

À bientôt de te lire,

Anne-Claire

Crédits photo : © Mikhail Nilovsur Pexels

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